
À propos du cours
C’est au 17e siècle avec la variole que sont obtenus les premiers exemples d’immunisation contre une maladie quand dans plusieurs pays il est introduit, par divers procédés, du pus de pustules de malades afin de déclencher une forme légère de variole.
A la fin du 18ème siècle, un médecin de campagne anglais, Edward Jenner, fait une découverte importante : une maladie bénigne des vaches, le « vaccin », ressemble à la variole. Les fermières, en contact régulier avec le virus de la vaccin en raison de leur métier, ne contractent pas la variole lors des épidémies.
Jenner a contaminé une personne avec le vaccin via de petites incisions dans la peau. Puis s’efforce d’infecter son « cobaye » avec la variole, sans succès : celui-ci ne développe pas la maladie.
Le nom de « vaccination » est né. C’est à partir de cette époque qu’en Europe ont lieu les premières grandes campagnes de vaccination antivariolique.
C’est au 19e siècle que Pasteur énonce le principe de la vaccination : (inoculer) « des virus affaiblis ayant le caractère de ne jamais tuer, de donner une maladie bénigne qui préserve de la maladie mortelle ». En effet, Louis Pasteur vient de créer un vaccin atténué. En l’honneur de Jenner, il invente le terme « vaccin ».
Les récentes épidémies ont permis de mettre en avant la rapidité du développement de nouveaux vaccins mais aussi une défiance et une hésitation des citoyens envers la vaccination.
Cette tendance ,L’UNICEF dans un rapport de 2020 sur la vaccination qui confirme que sûr la vaccination est le moyen le plus pour protéger partout dans le monde les enfants contre les maladies mortelles , mais aussi constate que pour la première fois depuis 30 ans le plus grande recul de la vaccination infantile .
Dans ce contexte français et européen de défiance et d’hésitation des citoyens envers la vaccination, de baisse de la couverture vaccinale contre les maladies infectieuses récurrentes ou encore les maladies invasives à méningocoque, ce programme a pour objectif de donner les moyens au professionnel de santé non seulement de s’approprier le calendrier vaccinal et savoir en appliquer les recommandations mais aussi d’améliorer sa pratique vaccinale, notamment vis-à-vis de publics spécifiques, de répondre aux questions des patients en fournissant d’arguments pour convaincre les patients réticents , de cibler les différents types de vaccins, de connaître les enjeux de santé publique de la vaccination en termes d’intérêt collectif et l’épidémiologie des maladies à prévention vaccinale, de disposer d’outils pour rester informé sur les stratégies vaccinales.
La vaccination est un moyen de prévention efficace pour lutter contre de nombreuses maladies infectieuses mortelles. On estime qu’elle évite plus de 2 à 3 millions de décès par an dans le monde. Malgré une efficacité démontrée, la vaccination ne remporte plus une adhésion totale de la part de la population et son intérêt est parfois remis en cause. Ce contexte de défiance grandiose et de désinformation médiatique, relayé par les réseaux sociaux, impacte les couvertures vaccinales qui restent encore insuffisantes pour de nombreux vaccins.
Ces fragilités peuvent être à l’origine de réémergences d’épidémies, comme ce fut le cas avec la rougeole. C’est dans ce contexte que 11 vaccins sont devenus obligatoires chez les enfants nés à partir du 1er janvier 2018, et les premiers bilans de cette obligation s’avèrent positifs.
Et c’est pourquoi, depuis le 8 août 2023, les compétences vaccinales des infirmiers et des pharmaciens ont été de nouvelles élargies : autorisation de prescription (sauf vaccin vivants chez les personnes immunodéprimées) et d’administration de l’ensemble des vaccins recommandés dans le calendrier vaccinal dès l’âge de 11 ans.
Rétablir la confiance et améliorer les couvertures vaccinales est primordial : la proximité des médecins généralistes, pharmaciens et infirmiers avec la population est un atout majeur pour sensibiliser, informer, promouvoir la vaccination mais aussi combattre les idées reçues et accompagner les patients dans leur décision de se faire vacciner.
Cette formation est conforme aux exigences de l’Arrêté du 8 août 2023 fixant le cahier des charges relatif aux conditions techniques à respecter pour exercer l’activité de vaccination et les objectifs pédagogiques de la formation à suivre par certains professionnels de santé en application des articles R. 4311-5-1, R. 5125-33-8, R. 5126-9-1 et R. 6212-2 du code de la santé publique.
A l’issue de la formation, les pharmaciens et infirmiers seront capables d’expliquer la vaccination et ses intérêts, proposer la vaccination à leurs patients en fonction du calendrier vaccinal, d’écouter et de répondre aux objections, avec pour objectif, l’amélioration de la couverture vaccinale. Il sera également en mesure de prescrire et administrer les vaccins, orienter vers un médecin pour les cas spécifiques, enregistrer l’acte de manière sécurisée.
Contenu du cours
CHAPITRE 0 – PRÉSENTATION DE LA FORMATION
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